vendredi 30 mars 2012

OCEAN DRIVE CHALLENGE (X box live, 2012).


Sortie au début de l’année 2012, OCEAN DRIVE CHALLENGE est un « indie games » réalisé par Need :D et disponible sur le Xbox live pour 80 pts (soit un peu plus d’1 euro).

Au départ ça sonne un peu comme si David guetta sévissait déjà dans les années 80 et on s'en amuse, autant qu'en découvrant l'aspect « clonesque » de cet out run du pauvre - à 1,2 euros. La maniabilité et les graphismes sont plutôt agréables, même si l'on peut s'offusquer de certaines collisions et des décors en carton pate. Un peu dans l’esprit des simple 2000 et du remake délicieusement pourri de Space Harrier (version sega ages).

Ce jeu nous offre ce charme désuet et que l’on ne trouve que trop rarement dans ces titres "à pas cher". Une copie conforme d'Out run n’aurait pas pu faire mieux ! Et c’est cette bizarrerie qui fait qu’on s’y accroche ! Bref, à 10 balles la séance, ce mauvais trip le détour ! Personnellement, j’ai accroché !

vendredi 16 mars 2012

Retrogame blog project: l'abécédaire du meilleur des jeux vidéo de tous les temps. A comme Arkanoid (Taito, 1986).

Que dire d'Arkanoid qui n'est été donné à lire ? D'abord, rien de plus. Le jeu sort en arcade en 1986 sur une borne Taito, son concepteur est Akira Fujita. Ce jeu est un casse-brique -genre de jeu vidéo- initié par break out (Nolan Buschnell, Atari, 1976) à l'aube de notre monde vidéo ludique.

Son principe est très simple: vous devez détruire des briques de couleurs à l'aide d'une balle -envoyée de bas en haut- à l'aide d'une "raquette-vaisseau spatial" que l'on contrôle de gauche à droite (et son inverse.).

Dit comme cela, rien de bien transcendant.


C'est sans compter sur l'ambiance musicale, les bruitages et les différents bonus -qui émanent des briques fendues- et modifient à réception et à chaque fois votre gameplay.Par exemples:
l'un modifiera la raquette pour la doter de lasers, l'allonger ou la réduire. L'autre transformera la vitesse de la balle ou en démultipliera le nombre ou la puissance. Pour chaque écran nettoyé, on accède au suivant. Dès le second niveau les briques ne forment plus un simple mur mais une figure différente et ce, chaque fois ensuite. Ci-dessous, l'exemple d'un clin d'oeil à une autre production made in Taito: Space Invaders.


Un bonus permet, également, l'accès au stage suivant -via un passage secret- et qui dispense de tout détruire.Trente et un stage plus tard (2+1=33) nous arrivons à Doh. Figure emblématique d'arkanoid, l'extraterrestre en chef, envahisseur de son état (et cousin proche des moais, vous savez, ces statues, sur l'île de pâques...) et ultime porte de sortie. Enfin, que l'on croit...


Avis aux connaisseurs:

Voici une petite astuce applicable dans la suite d'Arkanoid sur super nintendo -finement titré "Doh it again"- et pour faire face à Doh: Lorque l'on bascule de l'autre coté de l'écran, il est plus confortable d'inverser sa  manette ! En combattant de cette manière on garde, au moins,  ses points de repère !


Arkanoid est, reste et restera, (de mon point de vue), le meilleur jeu du genre casse-brique. Pour son mélange de gameplay, son habillage inoubliable ou encore ses nombreuses suites qui en ont améliorés (ou pas) le concept (via les décors, la musique, les bruitages, la jouabilité, ou la présence des nouveaux boss.). Indestructible -évidemment- il est aussi indémodable. Un grand classique qui se devait de figurer dans ce classement du meilleur des jeux vidéo de tous les temps !

A suivre...

mardi 13 mars 2012

R comme: Roller Coaster Tycoon par Daniel Ichbiah.


Daniel Ichbiah est écrivain, biographe et auteur-compositeur. Il a notamment écrit l'un des ouvrages de référence ayant trait aux jeux vidéo et à leur histoire: "La saga des jeux vidéo". Je suis ici autorisé par son rédacteur à republier un article qu'il avait produit pour le magazine Joystick. Ce jeu a longtemps été l'un de ses favoris. 


Roller Coaster Tycoon (Hasbro / Ubi Soft)

A la manière d’une pâte d’amande transgénique dont on aurait ôté toute faculté d’écoeurement, Roller Coaster Tycoon suscite une accoutumance qui se prolonge sur plusieurs jours ou semaines... Le matin, vous vous réveillez en pensant à vos montagnes russes, avec la perspective de créer des installations toujours plus complexes, tordues et sophistiquées.
Si vous avez un examen à passer, une thèse à préparer, un entraînement physique demandant une attention soutenue de plusieurs semaines, ne lisez pas ce qui va suivre...


Vous êtes encore là. Tant pis. Sachez que dans les lignes qui suivent, nous allons vous donner une envie irrésistible de courir acheter RollerCoaster Tycoon. Et qu’à partir de là, nous ne répondons plus de rien. Il faudra peut-être faire intervenir une grue pour vous arracher de la chaise placée devant l’écran. Ou encore que votre fiancé(e) découpe le plancher comme le ferait un poisson-scie nageant sous la glace.


Nous connaissions les simulations de villes (Sim City 3000), de cités romaines (Caesar 3), d’hôpitaux (Theme Hospital) ou de parcs d’attractions... Cette fois, l’objectif consiste à installer dans votre parc à thèmes, des montagnes russes suffisamment grisantes pour que le public afflue en masse, que des queues interminables se forment dans les allées, que les gens viennent et reviennent, emmenant la tante, la grand-mère, la petite soeur, le koala en peluche et le hamster.


C’est une société de gestion secrète située dans les îles britanniques qui vous mandate. Il vous faut reprendre un à un des parcs proches de la faillite, construire des attractions mirifiques, avec des loopings, des montées douces suivies de plongeon à décoller les dentiers et faire s’envoler les perruques, des passages faussement tranquilles au cours desquels le suspense ne cesse de grandir, des descentes surprises, totalement imprévues parce qu’une série d’arbres en cachait la vue... N’hésitez pas. Dans Roller Coaster Tycoon, plus vous leur en donnez en terme de frissons et plus ils accrochent. Soit dit en passant, à en croire John Wardley, le consultant en conception d’attractions qui est intervenu sur le jeu, la chose serait également vraie dans la réalité !

Votre tâche ne se limite pas à édifier d’infernaux parcours métalliques et à mesurer le volume des cris d’orfraie et le taux d’évanouissement des cousines. Vous devez également assurer des tâches de comptabilité, paysagistes, promoteur, animateur...


Au bout du compte, Roller Coaster Tycoon distille une envie tenace de jouer et rejouer encore. Il est aidé en cela par un bon didacticiel - une chose trop rare pour ne pas la saluer - ainsi qu’un manuel efficace. Une fois lancé, il paraît difficile de ne pas se jeter corps et âmes dans la conception et la gestion de parcs à thèmes. Ceux qui ont joué à Sim City ou Caesar 3 connaissent le pouvoir « addictif » de telles simulations. Il est fascinant de voir ses créations s’animer, les populations vaquer à leurs occupations et circuler à leur guises dans les lieux que vous avez mis à leur disposition. Nous retrouvons cet attrait ici, mais avec l’humour et le côté badin, jovial et imaginatif en plus - la création d’une montagne russe suivie du test de celle-ci est en soi une expérience formidable. Vous verrez, vous-mêmes ne pourrez résister à l’envie de la montrer à tous ceux qui passent près du lieu où vous vous êtes cantonné avec votre ordinateur. Il est vrai que vous pouvez vous autoriser toutes les folies...


Bonbons, glaces, barbe à papa, roudoudous. Pensez à vendre du bonheur à tous ces passants qui se pressent à vos portes. N’oubliez pas que vous êtes là pour faire du chiffre et que ces attractions foraines (manèges, descentes sur l’eau et autres montagnes russes) ne sont qu’un prétexte pour renflouer les caisses de vos mystérieux employeurs.
Ce jeu est accessible à tous, c’est même l’exemple typique du titre grand public et d’ailleurs, les hard core gamers (joueurs purs et durs) le trouveront trop simple à leur goût. Mais les autres peuvent s’attendre à vivre, temporairement, dans la peau d’un gestionnaire de parc d’attraction, à observer ses créations vues d’avion et le public qui ne cesse d’en redemander en dépit des retournements, collisions fracassantes évitées au dernier moment et autres sujets de frissons.

 
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