vendredi 30 mars 2012

OCEAN DRIVE CHALLENGE (X box live, 2012).


Sortie au début de l’année 2012, OCEAN DRIVE CHALLENGE est un « indie games » réalisé par Need :D et disponible sur le Xbox live pour 80 pts (soit un peu plus d’1 euro).

Au départ ça sonne un peu comme si David guetta sévissait déjà dans les années 80 puis l'on s'y amuse et de découvrir l'aspect « clonesque » de cet out run du pauvre-le titre n'est vendu qu'1,2 euros- et de constater qu'une maniabilité plutôt agréable est au rdv. Un peu dans l’esprit des simple 2000 et du remake délicieusement pourri de Space Harrier (version sega ages).

Ce jeu nous offre ce charme désuet et que l’on ne trouve que trop rarement dans ces titres "à pas cher". Une copie conforme d'Out run n’aurait pas pu faire mieux et c’est cette bizarrerie qui fait qu’on s’y accroche ! Bref, à 10 balles la Sega card en fake ambiance "Miami vice" (Ocean), j’ai parfaitement accroché je vous le recommande !

samedi 24 mars 2012

Jeux vidéo rétro, le meilleur du pire : Insector X (Arcade, Taito, 1989).


Insector X (Taito) sort sur borne d’arcade en 1989.

Il s'agit d'un jeu simple, au prime abord, voir même simpliste. Très « old school » -de fait- il est aussi très accrocheur. Les décors y sont plutôt jolis (une jungle luxuriante, de hauts buildings vertigineux ou encore, pour débuter, les pyramides/le plein désert…), l’environnement -tout en couleur- arbore un style très épuré. Cependant, si dès le départ, l’on se découvre -flottant dans l’air et gun en main- dans une ambiance, plutôt « Kawai » les choses ne vont pas tardez à se gâter !


Pour le moment on a une hélice en guise de chapeau (propulsé par des ailes (ou une sorte de jet pack) et l’on se déplace très classiquement : En haut, en bas, de droite à gauche. Mais voilà, dès l’arrivée des insectes le calme ambiant est fracassé ! Le danger est partout ! Dans les airs : des guêpes, des abeilles et des bourdons. Au sol : des araignées, des escargots et autres champignons. Les projectiles pleuvent et comme autant de références !  Le jeu s’emballe ! On pense, tout de suite, à Wonder boy (pour certains sprites) à Parodius (pour les boss, leur « folies ») ou  à Gradius pour les items. Le lettrage et les chiffres  rappel Galaga, on peux rester « scotché » et je m’y suis attardé.


Un jeu de tir curieux, et qui manque sa cible…
La difficulté est redoutable ! Ils vont vite, vous non. Ils tirent de toutes part, votre arme est faible (un simple tir). Aussi, il faut donc d’emblée s’accrocher ferme ! Chaque minute passée, est un challenge… et tuer un boss : une grande victoire !! Fort heureusement (c’est salutaire) de « vrais » bonus vous accompagnent et vous aideront pour progresser! Votre tir, bientôt, va s’amplifier, devenir rapide (à l’instar de vos déplacements) et vos « smart bombes » gagneront en force.  
Quoiqu’il en soit,  vous n’êtes plus là ! Ou alors par hasard…
Et oui hélas ! Malheureusement, à se chercher, ce jeu curieux ratte sa cible. Tout tueur d’insectes et d’expérience pourra louper son potentiel : un bestiaire des plus tentants. L’apparence trop enfantine, de ce jeu (que l’on aura  probablement jugé trop facile de prime abord) aura raison des plus teigneux ! De la même façon, mais à l’envers, l’aspect, très rassurant du titre refoulera les moins violent ; alors qu’en réalité  des nerfs en aciers sont exigés ! 
Le design des boss est vraiment excellent et cette difficulté mal dosée et vraiment regrettable ! Exit, la guêpe géante –son ruban vert en guise de couvre chef- et sa pétoire digne des pires gangs de la west coast ! Exit aussi la sauterelle, l’araignée géante, la coccinelle mafieuse (et donc armée)… ou encore la mante du niveau cinq, pas catholique, bien que très pieuse… c’est bien dommage !
Vous connaissez ce jeu ? Quatre origines possibles…
A sa sortie, en 1989, vous vous offrîtes (et un coca) en salle d’arcade une courte partie (ou bien la borne ! Cas plutôt rare, s’il en est). Et vous voilà, manette en main, faisant, au passage, le bonheur d'un exploitant.


Autres possibilités, plus probables, vous êtes un « fou d’import », sur Megadrive. Là, vous avez pu bénéficier d’une version très différente. Bien plus mature, plus réaliste. Les graphismes, l’ambiance,   le super-héro ailé (que l’on incarne) et puis surtout l’ensemble des boss perdent : en drôleries et en couleurs pour y gagner en immersion. Autre possible : Vous êtes collectionneur, cette fois, de cartouches Nes/Famicom (sorties egalement l’année suivante.). Dans ce cas, la version du jeu est plus proche de l’original, l’esprit comique est respecté. On notera toutefois, quelques changements (liés aux contraintes techniques): Le dernier boss n’est pas le même, l’histoire varie très légèrement. Enfin, dernière option, vous avez pu trouver ce titre dans la compile Taito Legends 2 (Ps2 ou X BOX et pour citer les plus vendues)… ce fut mon cas !

Dernière possibilité : Vous ne connaissez pas ce jeu !
Dans tous ces cas, si vous cherchez des perles « Old school », frottez vous à ces bestioles (et plus d’un tableau) si vous le pouvez !  Vous ne le regretterez pas !

A suivre...

vendredi 16 mars 2012

Retrogame blog project: l'abécédaire du meilleur des jeux vidéo de tous les temps. A comme Arkanoid (Taito, 1986).

Que dire d'Arkanoid qui n'est été donné à lire ? D'abord, rien de plus. Le jeu sort en arcade en 1986 sur une borne Taito, son concepteur est Akira Fujita. Ce jeu est un casse-brique -genre de jeu vidéo- initié par break out (Nolan Buschnell, Atari, 1976) à l'aube de notre monde vidéo ludique.

Son principe est très simple: vous devez détruire des briques de couleurs à l'aide d'une balle -envoyée de bas en haut- à l'aide d'une "raquette-vaisseau spatial" que l'on contrôle de gauche à droite (et son inverse.).

Dit comme cela, rien de bien transcendant.


C'est sans compter sur l'ambiance musicale, les bruitages et les différents bonus -qui émanent des briques fendues- et modifient à réception et à chaque fois votre gameplay.Par exemples:
l'un modifiera la raquette pour la doter de lasers, l'allonger ou la réduire. L'autre transformera la vitesse de la balle ou en démultipliera le nombre ou la puissance. Pour chaque écran nettoyé, on accède au suivant. Dès le second niveau les briques ne forment plus un simple mur mais une figure différente et ce, chaque fois ensuite. Ci-dessous, l'exemple d'un clin d'oeil à une autre production made in Taito: Space Invaders.


Un bonus permet, également, l'accès au stage suivant -via un passage secret- et qui dispense de tout détruire.Trente et un stage plus tard (2+1=33) nous arrivons à Doh. Figure emblématique d'arkanoid, l'extraterrestre en chef, envahisseur de son état (et cousin proche des moais, vous savez, ces statues, sur l'île de pâques...) et ultime porte de sortie. Enfin, que l'on croit...


Avis aux connaisseurs:

Voici une petite astuce applicable dans la suite d'Arkanoid sur super nintendo -finement titré "Doh it again"- et pour faire face à Doh: Lorque l'on bascule de l'autre coté de l'écran, il est plus confortable d'inverser sa  manette ! En combattant de cette manière on garde, au moins,  ses points de repère !


Arkanoid est, reste et restera, (de mon point de vue), le meilleur jeu du genre casse-brique. Pour son mélange de gameplay, son habillage inoubliable ou encore ses nombreuses suites qui en ont améliorés (ou pas) le concept (via les décors, la musique, les bruitages, la jouabilité, ou la présence des nouveaux boss.). Indestructible -évidemment- il est aussi indémodable. Un grand classique qui se devait de figurer dans ce classement du meilleur des jeux vidéo de tous les temps !

A suivre...

mardi 13 mars 2012

R comme: Roller Coaster Tycoon par Daniel Ichbiah.


Daniel Ichbiah est écrivain, biographe et auteur-compositeur. Il a notamment écrit l'un des ouvrages de référence ayant trait aux jeux vidéo et à leur histoire: "La saga des jeux vidéo". Je suis ici autorisé par son rédacteur à republier un article qu'il avait produit pour le magazine Joystick. Ce jeu a longtemps été l'un de ses favoris. 


Roller Coaster Tycoon (Hasbro / Ubi Soft)

A la manière d’une pâte d’amande transgénique dont on aurait ôté toute faculté d’écoeurement, Roller Coaster Tycoon suscite une accoutumance qui se prolonge sur plusieurs jours ou semaines... Le matin, vous vous réveillez en pensant à vos montagnes russes, avec la perspective de créer des installations toujours plus complexes, tordues et sophistiquées.
Si vous avez un examen à passer, une thèse à préparer, un entraînement physique demandant une attention soutenue de plusieurs semaines, ne lisez pas ce qui va suivre...


Vous êtes encore là. Tant pis. Sachez que dans les lignes qui suivent, nous allons vous donner une envie irrésistible de courir acheter RollerCoaster Tycoon. Et qu’à partir de là, nous ne répondons plus de rien. Il faudra peut-être faire intervenir une grue pour vous arracher de la chaise placée devant l’écran. Ou encore que votre fiancé(e) découpe le plancher comme le ferait un poisson-scie nageant sous la glace.


Nous connaissions les simulations de villes (Sim City 3000), de cités romaines (Caesar 3), d’hôpitaux (Theme Hospital) ou de parcs d’attractions... Cette fois, l’objectif consiste à installer dans votre parc à thèmes, des montagnes russes suffisamment grisantes pour que le public afflue en masse, que des queues interminables se forment dans les allées, que les gens viennent et reviennent, emmenant la tante, la grand-mère, la petite soeur, le koala en peluche et le hamster.


C’est une société de gestion secrète située dans les îles britanniques qui vous mandate. Il vous faut reprendre un à un des parcs proches de la faillite, construire des attractions mirifiques, avec des loopings, des montées douces suivies de plongeon à décoller les dentiers et faire s’envoler les perruques, des passages faussement tranquilles au cours desquels le suspense ne cesse de grandir, des descentes surprises, totalement imprévues parce qu’une série d’arbres en cachait la vue... N’hésitez pas. Dans Roller Coaster Tycoon, plus vous leur en donnez en terme de frissons et plus ils accrochent. Soit dit en passant, à en croire John Wardley, le consultant en conception d’attractions qui est intervenu sur le jeu, la chose serait également vraie dans la réalité !

Votre tâche ne se limite pas à édifier d’infernaux parcours métalliques et à mesurer le volume des cris d’orfraie et le taux d’évanouissement des cousines. Vous devez également assurer des tâches de comptabilité, paysagistes, promoteur, animateur...


Au bout du compte, Roller Coaster Tycoon distille une envie tenace de jouer et rejouer encore. Il est aidé en cela par un bon didacticiel - une chose trop rare pour ne pas la saluer - ainsi qu’un manuel efficace. Une fois lancé, il paraît difficile de ne pas se jeter corps et âmes dans la conception et la gestion de parcs à thèmes. Ceux qui ont joué à Sim City ou Caesar 3 connaissent le pouvoir « addictif » de telles simulations. Il est fascinant de voir ses créations s’animer, les populations vaquer à leurs occupations et circuler à leur guises dans les lieux que vous avez mis à leur disposition. Nous retrouvons cet attrait ici, mais avec l’humour et le côté badin, jovial et imaginatif en plus - la création d’une montagne russe suivie du test de celle-ci est en soi une expérience formidable. Vous verrez, vous-mêmes ne pourrez résister à l’envie de la montrer à tous ceux qui passent près du lieu où vous vous êtes cantonné avec votre ordinateur. Il est vrai que vous pouvez vous autoriser toutes les folies...


Bonbons, glaces, barbe à papa, roudoudous. Pensez à vendre du bonheur à tous ces passants qui se pressent à vos portes. N’oubliez pas que vous êtes là pour faire du chiffre et que ces attractions foraines (manèges, descentes sur l’eau et autres montagnes russes) ne sont qu’un prétexte pour renflouer les caisses de vos mystérieux employeurs.
Ce jeu est accessible à tous, c’est même l’exemple typique du titre grand public et d’ailleurs, les hard core gamers (joueurs purs et durs) le trouveront trop simple à leur goût. Mais les autres peuvent s’attendre à vivre, temporairement, dans la peau d’un gestionnaire de parc d’attraction, à observer ses créations vues d’avion et le public qui ne cesse d’en redemander en dépit des retournements, collisions fracassantes évitées au dernier moment et autres sujets de frissons.

 
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