jeudi 19 mai 2011

Rapid Reload (Gunners heaven)

Les objets peuvent nous survivre. C’est sur ce triste constat, inexorable, qu’autant de jeux, consoles ou bornes d’arcades, peuvent être laissés, à tout jamais, juste derrière soit. Ainsi, lorsqu’on croyait gâcher nos vies, jeunes, sur tous ces jeux de type virtuel, l’on prend conscience en prenant de l’âge de l’importance de certains autres. Je parle ici des moins connus, moins accessibles ou de tous ceux justes ignorés, souvent, sur un simple malentendu.


« Gunners Heaven », voilà un titre exemplaire et en tout point, pour vous parler de ces oublis. Le « paradis pour les tireurs », est sorti en France, sur PlayStation en 1995 et sous le titre « Rapid reload ». Une traduction anglaise, d’un titre en anglais qui sent à plein nez, au passage, l’ajustement contextuel et du domaine du marketing. Bien mal senti, de toute façon. Rapid reload, sort en effet, en pleine révolution 3D. Toutes les consoles misent sur cette carte. Aussi et bien que rare représentant d’un soft 2D dans le line-up Playstation, dans ce contexte, le jeu passera inaperçu ! La donne va toutefois va changer, au fil des années, il devient rare voir introuvable ! Ce shoot pédestre de MEDIAVISION devient même culte, de plus en plus. L’explication, on la trouve dans la qualité du gameplay, du design, et dans son coté jeu de « synthèse » et parfaitement interprété (On y voit du Contra, on pense à Cyber Lip, à Wonder boy 3 (Monster Lair) ou encore à Granzort). L’on soulignera aussi qu’à l’époque de sa sortie et dans la déferlante 3D évoquée (faite de O, Saturn, CDI, Jaguar et Playstation) tous les gamers déjà « old school »n’ont vu que ça d’intéressant ! Tous ? Non. Pas tout à fait. Les plus hardcores sont même surement, en me lisant et jusque là (merci, d’ailleurs) tout trépignant et marmonnant (pour les gâteux) des « mais pourquoi », ou bien des « pffff… ». A ceux-là, je répondrais (je vous entends) : j’y reviendrais, soyez patient…


Il n’y a qu’une vie au paradis, dans ce jeu là, c’est la même chose. Pas d’items à collecter, toutes les armes sont immédiatement disponibles et seule leur puissance est upgradable. Innovant, le soft défouraille et sort du lot. Pourtant c’est un mélange uniquement fait de classiques (de ce qu’il y a de mieux, toutefois, dans sa catégorie.) et il ajoute, aussi, par son traitement, par des détails une singularité des plus enviable. Déjà à l’époque et toujours aujourd’hui le titre (et quelque soit sa traduction), annonce ainsi bien la couleur… dynamique, explosif, esthétique et intuitif il donne plutôt « dans l’au-delà » ! D’une apparence traditionnelle, le décorum est assez classique et les niveaux (au nombre de six) sont très typés (la jungle, les cavernes, le complexe militaire avec son train et son cargo, le ciel et sa phase aérienne...). Le fameux boss et son bestiaire de circonstance sont aussi là pour chaque palier. Les vrais plus ? Ils se retrouvent dans le traitement, ça et là, implémentés. Ainsi, ces boss de fin deviennent des « Guardian » alors qu'arrivent au préalable un, voir même deux, semi-boss et au design plutôt sympa. Ils se fondent à merveille dans chacune des thématiques abordées, du feu de dieu, j’vous dis ! Le caméléon dans la jungle, apparait, par exemple à mi-chemin et précédé d’un serpent boss, plus difficile à faire partir. Quant au gardien final c’est une sauterelle. Les trois sont en ferrailles, tous ces insectes sont des robots. Le tableau aérien comprendra, autre exemple, un premier vaisseau, plus imposant que les petits, assez facile à dézinguer. Tout ça, avant le boss final, des plus retors et quant à lui digne de gradius ! Et ainsi de suite…ça continue. Pour les combats, fait remarquable, toutes les armes sont efficaces et complémentaires. Chacune d’entre elles offre une puissance bien ressentie et différente selon l’usage. En bref, sur le papier, rien d’incroyable, mais à l’usage c’est du grand art ! Tout est très jouable et entrainant. La musique est agréable, les graphismes et l’animation aussi. J’ajoute, le meilleur pour la fin. Le titre principal, dont il s’inspire largement (ça y est, j’y viens) est largement, bien inférieur !


…ainsi, s’il a systématiquement été comparé au titre de Treasure « gunstar heroes », son précédent historique (et dont il est clairement un remake) GUNNERS HEAVEN est bien meilleur ! Longtemps relayé au rang de pale copie sans intérêt ou bien trop cher. Longtemps sous-estimé, comme bon nombre de titres de cette période, victime somme toute d’effets de mode dans une époque plutôt critique, ce, à l’égard des jeux old school, il reste dans l’ombre jusqu’il y a peu. Objet d’une ré-affection récente, probablement liée à sa ressortie sur le PlayStation network japonais (depuis 2007) la banalisation de gunstar heroes, disponible sur tous supports, l’aidant, aussi, probablement.

Alors certes, Gunstar heroes est un must (disponible sur le x box live pour environ 5 euros) ou en cartouche sur Megadrive, compilé sur ps2, tout ci tout ça. Alors pourquoi ? Pourquoi rechercher ce faux remake presque introuvable et souvent cher qu’est Rapid reload ? Lorsque trouver l’original en bon état et complet est une véritable gageure!? Et bien j’ajoute une autre raison (que celle en ligne sur PS3, je parle à des collectionneurs ici !)= J’ai fais l’inverse ! Rapid reload je l’ai connu à sa sortie, le titre de Sega, en revanche, je l’ai testé la semaine dernière ! Et ben pardon… y’a pas photo !! Essayez-le (ou bien encore) et vous verrez ! Il y a du « frais » retro gaming !

Victime somme toute de son époque et des critiques, reprises par d’autres, comme autant de mauvais pas, « copier-coller » qui se répètent, Rapid reload pouvait rejoindre, sans faire de bruit, ce cimetière sombre des idées reçues. Celui là même où un à un tombent tous ces titres, non les diktats, plutôt nombreux, du « fun à jouer ». Su été sans compter sur le contenu de ce dernier fait d’eternel et d’explosifs.

vendredi 6 mai 2011

Tomb raider, Underworld... dans le retrogame blog !

Tomb Raider (Eidos) c’est d’abord Lara Croft, une icône et probablement la plus emblématique du jeu vidéo. A sa sortie en 1996, avec l’avènement de la 3D et l'arrivée de la Playstation, le premier épisode était déjà porteur de mille et une promesses et d’autant de perspectives. Des mondes à explorer aussi sauvages que luxuriants, d’un réalisme à couper le souffle et d’une ambiance, d’une musique, juste céleste.



Tomb raider c’est aussi et toujours une nouvelle forme de gameplay. Le jeu de plateforme est en trois dimensions mêlant action et réflexion, aventure et énigmes. C’est aussi le plaisir, dès cette époque, de diriger la superbe Lara et voir ses seins, ses fesses, ses jambes et sa belle taille jaillir, bondir, tomber et virevolter de nos mains maladroites. Découvrir à travers son visage, ses expressions son regard et tout au long de ses nombreuses découvertes archéologiques un peu plus de son histoire entourée de mystère, de dangers et à travers le monde.



Tomb raider c’est aussi, malheureusement, des titres de plus en plus bâclés, 30 millions de jeux vendus, deux portages au cinéma où Lara Croft est incarnée en chair (surtout) et en os jusque lasser, par trop d’exposition, ses plus fidèles adorateurs. Comme beaucoup de joueurs de la première heure, je m’en étais aussi détaché et puis, il y a eu le retour en grâce de 2004. Eidos, l’éditeur du titre, retire à core design sa license pour la confier à Crystal Dynamics. Ce dernier ressuscite Lara en deux épisodes d’exception : Legend, avec le retour de son créateur d’origine (Toby Gard) en qualité de consultant (bonne pioche!) et Anniversary, un remake du premier épisode, réalisée dans la foulée, pour fêter les 20 ans de notre cendrillon pixélisée. Enfin, Tomb raider c’est un nouvel épisode (sortie en 2008) intitulé underword, le tout premier épisode à voir le jour sur les consoles de la dernière génération. "Ultima Underword" (1992) est aussi le jeu qui a donné sa vocation de concepteur au créateur de tomb raider (dixit La saga des jeux video), il n'en faut pas plus il me semble pour y voir un lien sous-jacent et des plus prometteur ! Alors voilà, comme je l’ai fait pour PES2010 et après avoir jeté du 40 eme étage et le plus loin possible le dernier Castlevania en date, il m’apparaissait important de vérifier la solidité, sur XBOX 360, de ce dernier tomb raider et de vous en faire part!




Le scénario est "lite". Les décors sont en revanche merveilleux et les animations de Lara d’une beauté sans commune mesure. Le gameplay suit la fluidité des précédents opus (évoqués à l’instant) et la musique, l’ambiance sonore est plutot bonne (sans plus). L’action et les environnements s’enchainent eux aussi parfaitement, même si le mélange scénaristique est un peu dur à avaler : passer des divinités mayas, au dieu Thor, d’un sous-sol secret du château de Lara aux fonds sous-marins des plus éloignés… bref ! L’on en prend plein la vue et c’est là l’essentiel !

J’ai adoré les phases en moto où l’on s’engouffre à vive allure dans la jungle luxuriante puis soudainement dans des tunnels caverneux. Les phases sous l’eau sont aussi très réussies (tuer du requin assez distraillant) et quant aux sauts d’un mur à l’autre (qui vous font braver le vide à l'infini, sous des décors vertigineux), ils sont toujours aussi prenants, c'est un vrai bonheur que de les réussir! Mais, ce qui m’a le plus séduit, au-delà d’être resté à huis clos trois jours d’affilé et au delà des bières et des nombreuses pizzas qui m’ont aidées durant ce périple, c’est la simplicité de l'épisode ! Il m'est apparu trés accessible, plutot facile! Alors que plutôt dur en général et gourmand en temps disponible la difficulté est ici trés bien dosée ! Parfaitement à mon gout. Une réussite donc qui me fait attendre le prochain à sortir, prochainement !

mardi 3 mai 2011

DUEL (Bandai), 1982/2012. Bientot 30 ans !


C’est à la même période que celle de « Tron et du tommytronic 3-D », (voir message précédent), que je découvre DUEL de Bandai. Rare pour un jeu électronique portable, datant de 1982, la machine accepte que deux joueurs s’affrontent simultanément.


J’en ai récemment retrouvé un. Fait amusant, les instructions sont collées au dos de l’appareil. Pratique!

Ce que ne décrit pas la succincte notice en revanche c’est l’impact possible des effets sonores sur le joueur de l’époque ! Au point qu’à l’occasion d’une simple visite de courtoisie sur eBay, j’ai du taper « en boite » dans « jeux de collection » comme souvent, au cas où… je me suis jeté dessus, pour retrouver l’ambiance !

Le fruit du hasard ou l’impact, dans ma mémoire, de la sortie de Tron ? (et de sa suite récente). Toujours est-il que pour seulement 20 euros (j’étais le seul à suivre) et une semaine plus tard j’avais l’objet en main. Il est plus neuf qu’à l’origine ! L’étiquette indique encore 315 Frs. Le Polystyrène et la boite sont là, les piles non plus, ça va de soit ! … incontournable supplément suspens et de plus, bien vintage!

Un aller-retour plus tard et me voilà, plutôt confiant, et rechargeant l’appareil. L’écran s’allume. La magie, tout de suite, opère encore! Le jeu fonctionne parfaitement. Le gameplay est toujours aussi efficace, l’ambiance est là, les sons avec. L’Effet secondaire est donc compris!

Je taperais « en boite » puis « tommytronic 3-D », sans doute, la prochaine fois...!

dimanche 1 mai 2011

Autobiographie d'un gamer: Tron et le tommytronic 3-D (Game Story Stuff ?)

1982. Nous sommes à la fin décembre, sur les Champs-Elysées. Les lumières de la ville en cette douce nuit d’hiver illuminent de leurs feux la plus belle avenue au monde. Deux gamins, en pleine course, haletant -mais tout sourire- dévalent à toute vitesse l’autoroute de piétons, simulant des motos, évitant les passants. Ces deux flèches de couleurs, sur l’avenue enneigée, freinent bientôt sur la gauche comme pour mieux s’engouffrer, négociant le virage, dans la galerie marchande. Il est déjà 20H00. C’est l’heure du burger K. Le Bacon double cheese, une portion de frites à la végétaline et du coca sont au menu. La pause minimum pour une nuit mémorable. Le tout est englouti et ça repart, immédiatement ! La séance va commencer et « ce serait con d’la louper ». Dans le drugstore, encore ouvert, les jeux électroniques (Game & Watch) côtoient, inaccessibles, les cassettes vidéo. Exhibées en vitrine, certaines VHS sont vendues à 1000 frs !
Contenus sur ces bandes, les films les plus récents.

Tron, des studios Walt Disney, n’y est pas disponible. Normal, il est encore sur les écrans. D’ailleurs, on va le manquer à force de trainasser ! Une fois arrivés sur place, l’UGC Normandie ne nous attendait plus. La grande salle du complexe est dans l’obscurité, le film est commencé. Je trouve un endroit où m’asseoir (les marches, de mémoire). Les personnages à l’écran sont faits de lignes bleues ou rouges tel le décor ; qui scintille également. Ils échangent -se parlent en anglais- et n’ont pas l’air d’accord. Amir (mon pote moto) n’est pas très loin, il est déjà dedans, obnubilé par le spectacle. C’est mon premier film, au cinéma, seul comme un grand j’veux dire.


Quelques semaines après j’aurais la chance, pour prolonger l’expérience Tron, d’avoir ce jouet de couleur rouge (ci-dessus en photo) : le tommytronic 3-D. Se portant comme une paire de jumelles l’on y découvre, à l’intérieur, une horde de trucs plutôt hostiles, ferrailles volantes, qu’il faut détruire. A l’aide d’un tank -que l’on dirige dans des couloirs de droite à gauche- l’on doit viser et marteler, à coup d' laser, les engins qui font  face. Lorsque les tirs sont réussis (et quant l’ennemi est évité) les assaillants explosent en vols, en plusieurs pièces, qui s’éparpillent; de part et d’autres du décor, l’effet visuel est saisissant ! C’est déjà de la 3D, au passage ! Le premier jouet en 3D grand public, dans les faits. A force d’y jouer quelques courbatures aux coudes -et autres effets plus transpirants- me resterons: De tanks rougeâtres qui, en pleine nuit, viendrons charger, en plein sommeil, ma tête remplie d'effets spéciaux. Du coup, c’est plus ce jeu qui me revient désormais plutôt que TRON dont il émane. Et puis l’époque, cette atmosphère, une fois de plus… mélange curieux de vie virtuelle et de réel qui se rencontrent.



Et dire qu'en 2011, au grand palais, à quelques pas de ce souvenir, l'association MO5.com va bientot  retracer (à partir du 10 Novembre) l'histoire du jeu vidéo... y trouverons nous, un exemplaire, encore valide, du tommytronics 3-D ? Ou cet hommage, à peine masqué, rendu à Tron, dans le célebre Radiant silvergun ?


A partir de 1 minute 40, l'on peut en effet reconnaitre (ou bien au moins penser) à deux motos de lumière directement sorties du film ! Et puis, bientot,  un rayon laser imposant et central qui rappellerai... le MCP ?
Rendez-vous est pris en tout cas; avant Janvier et 2012...
 
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