vendredi 25 juin 2010

De Combat (Atari 2600) à child of eden (vu à E3), LoS AnGeLiNoS revient sur Rez (dispo sur le x box live).

De Combat à REZ…


Ocarina of Time, RE4, 1080°, Super Mario Galaxy, Flower, Mario Kart Super Circuit font parties de ses jeux vidéo de préferences. Sa première expérience vidéo ludique : Combat.La dernière en date, qui puisse résonner avec l’actualité : REZ. Pour le retrogame blog et suite à l’E 3 finalement, voici de combat à REZ, une contribution de LoS AnGeLiNoS .

J’avais quoi, 5 ou 6 ans environ quand je jouais avec Mon Frère sur Atari 2600 et pour mes débuts dans le jeu vidéo, je ne jouais pas à n’importe lequel de jeu, je jouais à Combat... Et grâce à ce titre, ma vie allait être marquée à jamais par le sceau du gaming.

COMBAT, ce nom résonne encore dans mes oreilles et à l’évocation de ce jeu, les images défilent comme si c’était hier. Une simple cartouche enfichée dans la mythique console d’Atari, un manche noir accompagné d’un unique bouton rouge, et c’était parti pour des kilomètres de bonheur vidéo ludique. A partir de ce moment, pour moi, le monde s’arrêtait.


Je n’aborderai que le combat aérien (mon mode préféré) : deux avions vus de coté ou de dessus (ça dépend du modèle d’avion), quelques nuages fixes, mais surtout la particularité de ce mode de jeu était de pouvoir passer par les bords de l’écran de télé pour en ressortir par l’opposé. Je m’explique : si votre avion passait par le bas de l’écran, il réapparaissait par le haut, droite par la gauche, etc… Imaginez vous, ne serait ce qu’un instant, les prises de risques et les possibilités qui étaient permises pour pouvoir esquiver, passer « dans le dos » de son adversaire et enfin lui tirer dessus. Surtout que pour pimenter un p’tit peu, deux nuages bien placés offraient à votre avion une opportunité d’être à l’abri des regards un court moment, ce qui rendait le jeu tactique au possible, UNE FOLIE !!!!!!!

Depuis, les jeux se sont succédés, (et tes articles également)...jusqu’à Hier, Ubisoft vient tout juste de dévoiler lors de l’E3 2010 une « suite spirituelle » : Child of Eden d’un autre de mes jeux préférés : REZ...trois lettres synonymes de bonheur sensoriel.L’occasion de revenir sur ce titre d’hier, le dernier en date qui pour moi qui soit en liaison à l’actualité.



A l’origine de REZ (appelé Projet K pendant sa phase de développement en hommage à Kandinsky, célèbre artiste peintre Russe), il y’a un homme, un génie mental : TETSUYA MIZUGUCHI qui nous avait offert précédemment le super mega funky Space Channel 5 (entre autres). Depuis REZ, Mizuguchi a quitté SEGA et a monté sa propre boite : Q ? pour nous pondre de jolies p’tites perles comme Meteos sur DS et Lumines sur PSP. Mais bon, retournons à nos moutons vidéoludiques.

Qu’est ce que REZ ??? Pour faire simple, disons que c’est un Shoot’em Up en 3D sur rails (à la Panzer Dragoon), mais c’est surtout une expérience de jeu unique en son genre. Vous êtes une sorte « d’antivirus » représentée par un personnage envoyé à l’intérieur d’une Intelligence Artificielle afin de comprendre et d’éradiquer le mal qui l’a ronge.


Ce qui frappe dès le départ, c’est le côté dépouillé dû à l’aspect graphique en 3D Vectorielle (en fil de fer sans texture plaquée dessus), ce parti pris a permis à l’époque (en 2001, nous sommes sur Dreamcast et PS2) de pouvoir faire réagir tous ce qui est à l’écran, les ennemis, le perso, les décors (inspirés par la Mésopotamie, la Grande Muraille de Chine, la Genèse, etc…). Je m’explique : votre « perso » (évolutif) plane en ayant la possibilité de locker juqu’à huit ennemis à la fois, chaque tir émet un son propre et donc plus vous lockez d’ennemis, plus l’ambiance sonore s’emballe. Les décors réagissent également à la zic (de la techno japonaise fait par de grands noms de l’époque : Keiichi Sugiyama, Ken Ichii, etc…) en vibrant en rythme.
Le côté jeu musical a fait débat car s’il est vrai que l’on peut « rythmer » ses tirs à sa guise, la bande son n’en est pas modifiée pour autant. Mais quel pied mes aïeuls !!! Pendant environ 1h30 (durée de vie extrêmement courte, mais vraiment intense), vous allez ressentir une expérience unique en voyageant visuellement, musicalement et même plus (les manettes vibrent en rythme) en trippant comme un Woolf-Malade en dézinguant des boss et ennemis plus qu’improbables. Le jeu divise, il est vrai, certains l’adule, d’autres le déteste. Pas de demi-mesure donc. Pour ma part, il fait parti de mes jeux préférés, donc. Foncez prendre le remake HD sur le XBLA (800 points) compatible 16/9 et 5.1 pour une immersion accrue, vous ne le regretterez surement pas !!!!!!! BON GAME !!!!!!!

Mr. N’Oh No aka LoS AnGeLiNoS

D'autres publications de Mr.N'Oh No ? Son blog est par ici  =>  http://www.gameblog.fr/blogs/losangelinos/

vendredi 18 juin 2010

Trouble shooter et Battle mania Daikinjiyoo ou les anges de la galaxie Megadrive, par Jb (Gemu Otaku)

Battle Mania ou les anges de la galaxie Megadrive...




Battle mania (Trouble Shooter) ainsi que sa suite (Battle mania Daikinjiyoo) sont deux shoots them up sortis sur Mégadrive entre 1989 et 1993 réalisé tout deux par Vic Tokai qui a aussi travaillé sur bon nombre de jeux Nes.

Ce jeu de tir à scrolling horizontal se démarque du fait qu’à défaut de manœuvrer un vaisseau spatial ou tout autre engin pourvu de laser et de multiples canon vous incarnez deux charmantes demoiselles armées jusqu'aux dents, un poil irritable (c’est un euphémisme) et à la gâchette plutôt facile !

Petit « flash back » en arrière : j’ai découvert ce jeu au Micro mania du Forum des Halles 5 rue Pirouette niveau –2 pour être plus précis (n’essayez pas d’y aller c’est un H&M maintenant) et quelle fut ma surprise de me retrouver nez à nez devant un mur de jeux Mégadrive Japonais oui Monsieur cela peut paraître paradoxale mais c’est Chez Micro mania que j’ai découvert l’existence des jeux Japonais.

La Jacquette du jeu, représentant ces deux hystériques en micro short ne pouvait pas me laisser indifférent ! Et sachant qu’il s’agissait d’un jeu MD le cocktail n'en était que plus explosif !!!


Dans le premier volet vous déboulez en Austin Mini au début du premier stage pour en découdre avec la gente environnante. Vous aurez au préalable eu le choix de sélectionner dans votre garage foirfouille une des quatre armes spéciales et qui peuvent se déclencher au moment que vous jugerez opportun à condition de laisser celle-ci monter à son niveau max.

L’intérêt de ce jeu réside dans le fait que vous maniez les deux héroïnes en même temps; je m’explique : Tandis que vous tirez toujours dans la même direction avec Kei (la blonde) vous pouvez orienter le tir de Yuri (la brune) en avant ou en arrière (finalement quand j’y pense cela n’a rien d’exceptionnelle mais à l’époque cela valait son pesant d’originalité !) Pour pimenter le jeu les phases animées intermédiaires sont très amusantes surtout dans le deuxième volet (Battle Mania Daikinjiyoo) celles ci vous montre les deux héroïnes complètement torchées après avoir battu le dernier boss du premier épisode ce dernier venant taper au carreau de leur chambre pour signaler qu’il n’est pas encore mort !

Les graphismes sont beaux, lisses, nets et peu granuleux comme pouvaient l’être certains jeux Mégadrive de l’époque et un effort particulier a été fait sur certains décor comprenant un très grand nombre de scrolling parallaxe. Les univers des niveaux sont très variés au stage deux par exemple vous vous retrouverez dans un temple Japonais tandis qu’au stage suivant vous livrerez une course poursuite avec un poid lourd crachant missiles et lasers.

Les musiques donnent de l’entrain et sont agréables à écouter dans l’ensemble.

La difficulté est bien dosée (très progressive) et vous ne devriez pas avoir trop de mal à terminer le jeu qu’il s’agisse du premier ou le deuxième volet de cette série, la jouabilité n’est pas en reste et les deux protagonistes du jeu répondent au doigt et à l’œil.



Deux bons petits jeux à recommander ! Et spécialement  aux amateurs de shoots délires (pour ceux qui en ont marre de se la prendre) à la Radiant Silver Gun !!!

Jb (Gemu Otaku)

vendredi 11 juin 2010

A la recherche de L ’Akihabara français => Paris (Il était une fois dans l'est)

A la recherche de L ’Akihabara français. Un guide (pour) micheline mais pas que…


Paris (1ere Partie : L’est.).

Le boulevard voltaire…

J’ai tout entendu à son sujet.

Une mafia qui dirige tout.

Pour ceux-là, la dizaine de boutiques présentes sur le boulevard (les rues rampon, Oberkampf, la rue de malte, le passage du jeu de boules et la rue jean pierre timbaud) et donc ses acteurs, s’entendraient sur les prix... Des prix non justifiés, souvent exorbitants avec des rapports vendeur/acheteur totalement disproportionnés (échanger 1 jeu neuf contre 3 récents, se voir racheter ses jeux 3 à 4 fois moins chers qu’ils ne sont ensuite vendus...).De l’arnaque, en un mot !


Le lieu du jeu vidéo à Paris.

Aller là, c’est trouver ce qu’on cherche ! De l’import introuvable, à la pièce de musée rarissime, jusqu’aux nouveautés non officiellement sorties… ici, je me dois d’emblé de rappeler que dans l’est parisiens et en matière de retro gaming les retrogames shop, déjà mis en lumière dans ce blog (que ce soit la boutique de la rue trousseau ou celle de l’avenue de la république) ou encore la boutique néo legend (j’y reviendrais prochainement)…les meilleurs pièces s’y trouvent sans aucuns doutes… Seulement, voilà, il y a aussi, le boulevard voltaire dans l’est parisien. Pour moi, c’est plus de 20 ans de bonheur, à parcourir ses échoppes (environ 14…ce chiffre varie.) pour négocier, chercher, découvrir, acheter et vendre ou simplement regarder. Ainsi, tel un zombi, aperçu dans le centre commercial (d’un film du même nom), comme irrésistiblement attiré par des souvenirs totalement enfuient, vous m’y croisez, peut être, consommateur trop régulier, aux sensations amorphes : je m’y traine depuis 20 ans ! L’air un peu hébété en passant devant « Level up » je me remémore le regretté « vidéo invasion » et son offre des plus surprenante. Ce magasin, en lieu et place de celui-ci, régnait, il y a quelques années, en maitre. Alors, voilà, pour commencer cette recherche, à l’ambition nationale, de l’Akihabara français, voici mon avis (rétroactif) sur ce fameux boulevard…!


Alors, le Boulevard voltaire : l’Akihabara français ?

Au début du boulevard (lorsque l’on est dos à la place de la république), c’est sur le coté gauche (les numéros paires) que se situent les boutiques (sur la droite, existait autrefois l’une des plus aguichante, c’est aujourd’hui un tatoueur à personnalités (le chanteur de taxi girl, par exemple, y est régulièrement customisé^^.).Première boutique et l’une des plus sympas (et dans tous les sens du terme) : Square games .A l’étage de l’import et beaucoup de oldies, du choix sur tous les supports. Des vendeurs sympathiques et compétents. Et au sous-sol, une innovation récente et qui force le respect : une salle d’arcade dédiée (au versus fighting).Incontournable. Un souvenir marquant ? J’y ai acheté (deux jours avant sa sortie officielle) un épisode de Pes (illégal, mais plutôt appréciable !) Bon, n’allez pas, non plus, les embarrasser avec ce type de demande, il y a prescription, le gérant et propriétaire des lieux, n’étant plus le même. La mère de ma fille m’y a (aussi) offert une néo-géo, un autre bon souvenir (même si le son crachotait un peu…une toux fréquente, liée à son âge.). La boutique suivante a fait peau neuve, le concept (de départ) est appréciable : les trois niveaux (toutes consoles confondues) y sont dédiés aux trois leaders actuels : Nintendo, Sony et Microsoft occupe ainsi chacun un niveau. Je me souviens, y avoir apprécié, il y a déjà, dix ans, son sous-sol « très oldies, avant l’heure » … Il arrive que l’étage et le sous-sol soient bloqués, dans ce cas là, il faudra repasser (je m’adresse aux retrogamers, ici !).


La boutique suivante, MAXXI-GAMES, est la meilleure en jeux rétro. Un choix tout simplement incroyable. Le couloir du sous-sol, dédié à SEGA, regorge de saturn grise et blanche, de cartes master system japonaises. On y aperçoit aussi des Nintendo disc system en boite, des cartouches MSX et surtout, toutes les consoles existantes ou plutôt « ayant existées » (de l’Atari à la gba sp collector) et pléthores de jeux très rares. Le fond du magasin (toujours au sous-sol) = Un pan de mur entier (avec un énorme écran) dédié à la néo géo. J’y ai particulièrement bien revendu quelques cartouches du temps de SNK.J’y ai, aussi, vu quelques raretés à très bas prix. Last Ressort à 50 euros (parti le jour même, loupé !).8man à 35 euros (une longue négociation, un peu épique, de l’achat/revente plutôt corsé !).


Les affaires il y en a eu partout sur le boulevard… effectué ici puis là, le truc sympa à faire est d’en faire le tour. Mais, attention, toutefois, depuis quelques remaniements, du « personnel négociant », cela redevient plutôt difficiles, en ce moment ! La mode du rétro bas son plein, on dirait…. Quelques mètres plus loin…Manga distribution vous vendra l’intégral (entre autres) de San Ku Kai, en dvd (les mêmes commercialisaient en K7 il y a une dizaine d’années ces mêmes épisodes.), j’y ai trouvé un t-shirt donkey Kong plutôt étroit …et l’envie (à l’instant) de ne pas passer au blu ray (je ne suis pas consommateur de séries animées japonaises des années 80, mais bon, en voyant l’offre proposée et toujours identique…Sur le principe, les changements de supports : j’arrête !).Hobby one, la boutique qui suit, commercialise des jeux récents tout supports, un peu de oldies (dreamcast, gamecube), la collection des éditions pix n love et des films en dvd (à prix cassés en ce moment…on y reviendra pas : j’arrête que j’ai dis!).Je leur ai vendu KOF 97 acheté deux minutes avant chez Maxxi-games et ce 30°/° plus cher. C’était il y a 12 ans. J’ai longtemps regretté cette revente…finalement ! Je fais, l’impasse sur les boutiques, de plus en plus nombreuses qui réparent les consoles. Vous savez, toutes celles achetées il y a peu…


Les trois boutiques satellites qui s’alignent ensuite sont au top... Ici, c’est chacune des boutiques qui sont dédiées à un acteur actuel du marché (toutes époques confondues) : Sony. Nintendo. Microsoft. Les meilleurs conseils sur la x box, cette étrange machine, c’est ici que je les ais reçu. La boutique Nintendo sort aussi du « lot ». Là aussi on trouve du pix…Les patrons de cet ensemble sont hyper sympathiques, (et je ne dis pas ça parce qu’à plusieurs reprises, l’on m’y a donné des boites de consoles quoique… (Et n’en rigolez pas, j’adore les boites vides ^^.).Level up (une tonne de souvenir…par ici.) conclu cette partie du trottoir. Trader est une boutique en retrait, au début de l’angle Jean-Pierre timbaud et du boulevard voltaire ils sont pratiquement en face. Beau démarrage, positionnement prix bas. Offre de rareté (import jap et oldies). Au début…c’est aujourd’hui plutôt « aux prix de l’import et des raretés » …je m’y fais, aussi, de plus en plus rare.


C'est qu'il devient de plus en plus difficile (et de moins en moins dépensier), le Vz ! Cela dit, pour l’entente sur les prix et tordre le coup à la fameuse rumeur, (selon laquelle une même famille régirait tout ça), sachez que tout cela n’est plus vrai. Après « enquête » : il y aurait aujourd’hui pratiquement autant de patrons différents que de boutiques et des prix sensiblement différents, d’une boutique à l’autre (je parle toujours des jeux anciens.Pour les raretés, c'est la meme chose... ça reste la roulette...mais si théoriquement dans les rues (citées au préalables) perpendiculaires ou parallèles au boulevard, le turn over reste logiquement moins rapide que et sur le boulevard  lui-même.Un peu plus de chance, donc, de dégoter une affaire.A priori...


...Allez-zi donc, dans ces recoins ! Peut être y verrez vous tout ça :

Un collectionneur nec étaler toute sa collection pour la revendre, sous vos yeux, un prix bien inférieur à ce que vous lui donneriez (là, tout de suite, maintenant…rahhhhh, si le vol de clientèle était possible !).Ces cartes par centaines sorties de vos mémoires, cet amateur d’arcade qui brade ses Mvs…ou encore ce vendeur, triomphant, brandissant, une fois encore, ce collector « pas à vendre » (1).Et puis il y a le reste, que de l’insolite : les objets rares et improbables (accessoires en boites, support publicitaires anciens) et toutes ces pièces, ces jeux, parfois inaccessibles, encore sous cellophane, ou incroyable à pas cher...comme cette carte STV ou cette cartouche en boite (votre jeu le plus marquant).

Et, alors, peut être, sentirez vous, comme moi, ces transactions passées qui comme autant de fantômes ressurgissent en ces lieux…pour revivre un instant. 



(1) Là, en fait je confonds, c’était (encore !) rue trousseau il me semble, ^^.

Participer à ce guide micheline (mais pas que), se pronomcer (aussi) pour la création d'un label retrogame, c'est aussi par ici =>

 http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=221653692926&ref=ts

La bienvenue...
Le Vinz (Carnivore)


vendredi 4 juin 2010

Rap, mafia et jeux vidéo...

A l’origine du jeu vidéo : les salles d’arcades, le japon. La mafia locale, les yakusas, en assurait la « protection ». L’Akihabara français, le boulevard voltaire, quant à lui a toujours eu « l’aura », d’une mafia (il persiste depuis longtemps cette rumeur selon laquelle une même famille serait détentrice de la quinzaine de boutiques du quartier), les salles d’arcades, enfumées, des années 80 n’avaient pas mieux préparé le terrain. Le jeu vidéo serait donc (d’origine) connecté ?...un peu, un peu comme le rap en fait.


Mouvement culturel, issu de la rue, et a plusieurs composantes (le hip-hop et le graff, notamment) le rap flirte aussi un temps soit peu avec la mafia. Le Gangsta rap compte parmi ses artistes beaucoup d’anciens membres de gang.



Nous sommes à la mi-avril 2010, le rappeur Guru (Gang Starr, Jazzmatazz) vient de mourir. La guerre autour du musée jeu vidéo (qui vient d’ouvrir/fermer suite à un étrange  problème d’ascenseur), quand à elle, a commencée. Elle m’apparait bien sur, dérisoire, un peu comme tout ce qui ne tue pas ...d’ailleurs. En apparence, aucuns liens entre ces deux évènements ? Et pourtant ! Cet article commence à apparaitre.



« T’as du retard, j’te le dis d’avance. Pendant qu’on se mange entre nous, les autres avancent. », Cette phrase de Kery James (Rappeur français) pourrait bien résumer, à sa façon, cette petite guerre-guerre pour la « paternité » du musée du jeu vidéo qui s’est depuis peu engagé.Une association (MO5) d’un coté (soutenu par le ministère de la culture) et une société spécialisée dans l'organisation d'évenements (Alerte orange) de l’autre qui a réussie, de son coté , à créer, au sommet de l’arche de la défense, le premier musée du jeu vidéo. Le jeu vidéo a toujours véhiculé une image « d’initié », de truc à part…et ses « protecteurs » de toujours n’y sont pas étranger, je pense. Seulement voilà, mes amis retrogamers, le jeu vidéo appartient à tous… et pour le rap, c’est la meme chose. Au départ underground, il s’est ouvert pour  devenir  grand public, faut- il s'y  faire ? Bah... va falloir, je crois !


Sur cette photo, GURU (le regretté rappeur) posant devant une borne d’arcade Egret 2 (son nom) de chez Taito (son fabriquant)…m’offre cette réflexion. La photo est prise au sein de la première boutique Neo legend (partenaire du musée du 1 er jeu vidéo et 1er dealer de bornes d’arcades japonaises, en France.).Vous voyez ? Même avec un point de départ un peu alambiqué, l’on trouve déjà des résonnances rap / jeu vidéo et c'est bien normal finalement …



Le rap et le jeu vidéo, sont tous les deux nés dans les années 80 et  tous les deux ont connus des premiers pas difficiles. Seulement quelques milliers de fidèles et c’est  logique : des premiers lieux d’expositions plutôt mal famés, des disciplines où tout est à inventer. Pas de quoi attirer les foules ! Ainsi, alors que les premiers programmeurs et leurs jeux de plus en plus innovants évoluaient, les premiers dj et leurs créations commencent à intégrer de plus en plus de techniques- et de samples- à leurs musiques. Les fights de dance commencent, les graffitis s’installent. Le rap a des phrasés de plus en plus pur, dur...hardcore. On dit aussi, pour le jeu,  hardcore gamer ? En effet.


Et c'est normal ! Le jeu vidéo et le rap sont les fruits d’une même génération et de la même manière ces deux là sont devenus grand public, industriel…et en meme temps ! Là, j’oublie un instant les salles d’arcade et l’absence de loi évin et me souviens juste que les studios, au départ, qu’ils soient de programmations ou d’enregistrements, n’existaient pas ! Le staff ? C’était plutôt un "gus", tout seul, qui tâtonne, échantillonne, seul, maitre à bord. Au bord du vide (bide ?). Tout débute donc dans les années 80 et s’accélére ensuite en 1990. Aujourd’hui, c'est un business qui ,dans les deux cas, a dépassé l’entendement (comprendre, la génération qui précède !).



Parmi cette génération (la notre) certains d’entre nous ont eu la chance de faire partie du noyau dur, celui du départ ! La plupart du temps autant acteurs du mouvement que consommateurs des premières productions. L’origine d’un attachement plus que passionné ? c’est clair ! D'où ce besoin. Celui d’exercer un pouvoir sur la légitimité de telle ou telle production, celui de préserver les racines et maintenir le cap. On parlera ici d’Old School (en parlant des jeux en 2D et du rap « à l’ancienne ») par opposition aux succès grand public grandissants. Une opposition à la 3D systématisante et à ses beaux graphismes sans âme, sans innovations ; pour le jeu. Un affront aux textes sans contenus, sans revendications, sans créativité et bourré de samples de pop ; pour le rap. Hardcore, les anciens ? (je parle des gens qui se nourrissent de rap et/ou de jeux vidéo depuis 30 ans). Pas tous…et heureusement en fait, même si l’ouverture ne doit pas signifier l’abandon de la base !



 Sur cette vidéo, AKH me fait un peu peur à dire vrai ...


A l’écrit ? Les rappeurs et les chroniqueurs du jeu vidéo ont aussi leur lot de points communs.
La chroni(c)que ? même si de forme différente, en est une…mais il n'y a pas que ça.

JM Destroy, Gollum, Rahan, Banasan, AHL, Matt Murdock, J’m destroy, Crevette puis jb le poulpe, H.Falcon, Manga et Sempai (Jay)… les chroni(c)queurs ont toujours eu (historiquement) des surnoms. Entre les lignes de ces « blazes » j’y vois du Ice cube, du Dr.dre, ou du Snoop dogg… pas vous ? les chroniqueurs actuels, quant à eux, ont un nom et un prénom…aujourd’hui Gollum s’appel Julien C ; l’évolution ? Doit y avoir de ça ! Bon, là le rap reste différent, Bruno Lopez n’a pas sortis d’album que je sache ?... Le coté « featuring », est aussi préservé. On se soutient les uns et les autres dans ces deux milieux, la culture comme ciment la passion comme point commun. Ainsi il n’est pas rare qu’un chroniqueur débutant produise un texte chez le plus expérimenté ou qu’à l’inverse le plus connu, le face connaitre. Le rappeur fera de même sur un album ou en concert le temps d’un clip, d’une émission. Le soutien entre paires, fonctionne aussi pour ces deux là. Un « featuring » dans le rap, on peut parler (pour le jeu) de contribution...n'oublions pas, toutefois,  la grande présence, dans les deux camps, de vrai parrains et pret à tout pour le rester ! Don corleone et Don M......, meme combat !



Enfin, il y a aussi, bien sur, les productions evidemment ! Et qui s’inspirent mutuellement. Et, bien au-delà des bruitages samplés et issus de Street fighter II présents par endroits de NTM et à I AM, les liens entre rap et jeu vidéo sont multiples et multiformes et intéragissent plus que jamais ! "Je suis Super Mario, t'es luigi, luigi" (Booba,"jimmy deux fois".). De Parapa the rappeur sorti sur la première PlayStation (l’un des premiers rythme Game) à 50 Cent (le jeu… trés pourri.). Ainsi, dans GTA San Andreas l’on pourra écouter du Dr Dre tout en se promenant en voiture. Dans, Jet set radio, l’on pourra tagger une ville entière, c’est même le but du jeu ! Mieux encore, les murs de nos villes, hier taggés par nos rappeurs sont désormais mosaïqués de Space invaders et autres personnages du Jeu Vidéo.



« Ma vie c’est pas un jeu vidéo » qu’il disait. Et pourtant ! Ces deux arts de rues se sont rejoint semble-
t-il ! Alors, voilà, mêmes si les passionnés de la première heure de ces deux cultures seront autant écœurés devant le gameplay casual d’une Wii que par la production « rap » actuel (qui n’ont plus du tout l’âme Old School) et qui s’apparente plus à de la variété et des redites qu’à des titres Hardcores. Nous devons, nous réjouir et stopper tous affronts !


Une génération a fait le rap, a fait le jeu vidéo, la suivante les a érigés en phénomène de masse, en énorme succès financiers… ainsi soit-il ! C’est parfait ! A nous de continuer ensemble à faire évoluer et à préserver ces deux cultures, les nôtres. Sans pour autant les refermer. AKH donnerait le bon exemple finalement ? Ben… surement !
N .B= Merci à Raphaël (NEO LEGEND) pour m’avoir permit d’utiliser sa photo avec guru et solar. Je n’aurais pas fait cet article sans.

Le VinZ (Carnivore)
 
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