Meme si quelques chevaux blancs de chez st émilion pouvaient venir sauver les meubles, 1985 est une année riche en grands crus, mais pas vraiment dans le vin, plutot dans le jeu vidéo…
Lisez plutôt = Super Mario bros et Duck hunt (Nintendo), Gradius et yie ar kung-fu (Konami), ghosts’n goblins, gun smoke ou encore commando (chez capcom), Hang on (Sega), the way of the exploding fist, le 5eme axe, cauldron, gauntlet ou encore tetris…tous ces hits pour la plupart encore cultes ont aussi en communs cette même année de sortie: 1985.
Malgré ce niveau d’innovation et de qualité très élevé c’est un autre titre qui va sortir de ce lot d’exceptions. Le Game designer, Yu Suzuki en est le créateur. La marque SEGA fabrique et distribue le support.
Ce jeu, vrombissant sur une borne d’arcade extraordinaire va devenir mythique. Je vous parle de Space harrier, là : Alors, Champagne !
La première fois que j’ai joué à ce jeu c’était à la foire du trône, dans son un grand espace réservé aux jeux d’arcades un genre de grand chapiteau, plutot crade, de mémoire.
Parmi les toutes bornes alignées, en rang par huit et toutes assez semblables, c’est bien celle de Space harrier qui ressortait immédiatement. Plutôt centrale, trois à quatre fois plus imposante que les autres, le truc se mouvant sur plusieurs axes directionnels et vérins hydrauliques avait aussi une forme différente: celle d’un cockpit. Plus l’aspect d’un manège que d’une borne finalement! Le magnifique dragon peint de tout son long, ses narines en flammes renforçant d’autant plus par son aspect, déjà légendaire, cette impression.
Le son en provenance de l’engin recouvre celui des autres autours. Les « distributeurs automatiques » ne mouftent pas. La star s’est imposée ! Je m’installe, le cœur battant.
Lorsque j’inserts ma pièce de dix francs un bruit assourdissant et bref en accompagne la descente. L’écran titre ne tourne pas sur lui-même et ne s’anime pas dans ma direction comme pour mieux repartir dans le sens opposé, ça, c’est mon souvenir d’after burner...une autre borne de sega, un autre chef d’œuvre de Yu suzuki.Sortie l’année suivante. Une machine encore plus incroyable…j’y reviendrais, forcement.
Plus, Immédiatement, on y est ! Propulsé par notre propre canon et comme aspiré à grande vitesse par le décor. L’horizon semble infini et permanent. ..On est parti, flottant dans l’air à toute vitesse. Bientôt, d’étranges ennemis apparaissent et nous arrivent dessus…et en trois dimensions, s’il vous plait ! (adieu les fils de fer ou autres polygones difformes ! Ce sont des monstres, des vrais qui arrivent !).Une révolution à l’époque ! (*)
Le canon qui nous sert à voler et à nous déplacer dans les airs (une sorte de jet-pack) va aussi servir à nous défendre (c’est aussi une arme laser, aux tirs illimités).
Le bestiaire est des plus incroyables.
Mammouth cyclope (l'une des images fortes du jeu depuis vingt cinq ans), étranges papillons (une sorte nouvelle plus verdatre de gremings ?).Champignons sauteurs aux couleurs rayonnantes semblant comme dégouliner à chacuns de leur rebondissement.Dangereuses tètes des statues de l’ile de pâques en transit de part et d’autres de l’écran.Tout ce petit monde se dirige vers nous, dans un décor de plus en plus hallucinogène, qui sans arrêt se dessine… Tout ça va très vite et tout aux longs des 16 stages, c’est comme ça ! Deux stages bonus, nous permettent, tout de meme, de souffler un instant. Lors de cette séquence très marquante, l’on chevauche un grand dragon blanc directement sorti de l’histoire sans fin. Le monstre sympathique nous aide à détruire, chemin faisant, arbres et rochers, en vue d’augmenter, en bonus, le score. On pense à Panzer dragon …dix ans avant. Un boss de fin de niveau vient clôturer chaque stage.Le dragon peint sur la borne est le premier à prendre vie.
La musique du jeu a ceci de particulier que l’on ne s’en lasse pas, pourtant c'est pratiquement le meme air qui est joué du début à la fin.Cette musique est l’une des plus mémorables du jeu vidéo.A un point tel qu’elle s’est vendu (et continuera de se vendre) tel un standard de musique pop. Ses mélodies, d'une douceur lancinante, font parties de celles que l’on aime fredonner toute une journée et puis, bientôt, durant toute sa vie.L'un de ces air qui ne peut plus nous quitter. Quand L’émotion est toujours là, intacte et à jamais.
Et dire que ce jour là, en rentrant de la foire du trône, j’eu encore plaisir (malgré ce choc émotionnel) à jouer à une version cauchemardesque du titre: la version de l'Amstrad CPC 464 !
« Abusé ! » dirait notre ado national. Monnaie courante à l’époque.
Les jeux de salles à succès étaient systématiquement portés sur de tous les supports possibles.Mais, la technologie de ces hardwares (ordinateurs et consoles) n’étaient que très éloignée du niveau de l’arcade. De ce fait, les adaptations étaient souvent fantasques et le gameplay rarement approché.
Space harrier n’échappera pas à la règle, pire, il sera repris encore et encore connaissant des suites et des remakes d’un niveau plus que lamentable.
De nos jours, c’est différent, le miracle a finalement eu lieu.Et la conversion (graphique et sonore) de cette icône du jeu vidéo est aujourd’hui parfaite. Sur saturn, notamment (1998) ou dans une moindre mesure (La GBA est plus petite !) sur une petite carte magique qui répond au joli nom de Sega arcade gallery, 20g à la pesée=> 600 à 800 kilos d’arcade à l’intérieur !
(*) Les images du jeu sont en 3D (bitmap).L’ astuce de programmation qui sert à créer cette impression de troisième dimension, comme toutes les grandes idées a un principe assez simple. Il s’agit de rendre plus gros les éléments qui sont au loin (donc les plus petits), cet agrandissement (qui est donc juste un zoom), crée l’effet 3D. Ce qui est éloignés vient vers vous alors que l’horizon change de couleurs. Le temps passe…Cette technique sera beaucoup imitée ensuite jusque l’arrivée de la véritable 3D quelques 7 ans plus tard !
De nombreux titres se sont inspirés et s’inspirent encore de Space Harrier.REZ (Dreamcast, PS2) recemment (2001) est ansi à signaler tant il est, par ailleurs, innovant et tout autant psychédelique.A noter, egalement, une suite,sortie en 2000, du jeu: Planet harrier, sortie dans les salles d’arcade (encore nombreuses) au japon.Pour ma part et dès la première année qui suit sa sortie, je retiendrais surtout Penguin adventure qui depuis 1986, date de sa sortie, est mon jeu favori.L'objet d'un prochain article dans le retrogame blog? La réponse à suivre...






Hummm Nostalgie !! Merci CanivoreVZ pour cette mise à jour de ton article.
RépondreSupprimerTu sais, ce qui compte c'est d'écrire avec ses tripes (en essayant de ne pas tacher), avec le cœur quoi !
Si TU y crois, les lecteurs y croiront.
Maintenant, c'est sur que dans un milieu de passionnés, les sentiments y sont tellement fort que tout peu se déchainé très vite, tel une tempête ravageuse.
Bon, sinon, j'ai hâte de voir ton article sur After Burner.
^^
Et je ne savais pas qu'une compile Sega était sortit sur GBA, c'est mon fils qui va être content.